Journée de la santé mentale maternelle : comprendre, reconnaître et en parler
- mleroulley
- 4 mai
- 3 min de lecture
Chaque année, le 6 mai marque la Journée mondiale de la santé mentale maternelle. Une journée encore peu connue, mais pourtant essentielle.
Car derrière la naissance d’un enfant, il y a aussi la naissance d’une mère. Et cette transformation, aussi belle soit-elle, peut s’accompagner de fragilités.
Pourquoi une journée dédiée à la santé mentale
des mères ?
La maternité est souvent associée à la joie, à l’amour, à l’épanouissement. Mais cette vision, bien que réelle, est aussi incomplète.
De nombreuses femmes traversent des difficultés psychiques pendant la grossesse ou après la naissance de leur enfant. Fatigue intense, anxiété, sentiment de solitude, perte de repères…
👉 On estime qu’1 femme sur 5 est concernée.
Et pourtant, ces vécus restent encore largement tus.
Par peur du jugement, par culpabilité, ou simplement parce qu’on pense que “c’est normal” et qu’il faut tenir.
Créer une journée mondiale, c’est permettre de :
sensibiliser à ces réalités
normaliser les émotions vécues
encourager les mères à demander du soutien
Parce qu’une mère soutenue, c’est toute une famille qui en bénéficie.
Santé mentale maternelle : de quoi parle-t-on concrètement ?
La santé mentale maternelle regroupe différents troubles et vécus, plus ou moins intenses, plus ou moins visibles.
Voici les principaux :
Le baby blues : fréquent et passager

Le baby blues apparaît généralement dans les jours qui suivent la naissance.
Il peut se manifester par :
des pleurs fréquents
une grande sensibilité
des variations d’humeur
une sensation de débordement
👉 Il est très fréquent et lié notamment aux bouleversements hormonaux.
Dans la majorité des cas, il disparaît spontanément en quelques jours.
⚠️ En revanche, s’il persiste ou s’intensifie, il est important d’en parler.
Les troubles anxieux : souvent invisibles
L’anxiété peut apparaître pendant la grossesse ou après la naissance.
Elle se traduit souvent par :
des inquiétudes constantes
une difficulté à se détendre
des pensées envahissantes
un besoin de contrôle important
👉 Ces troubles sont parfois peu visibles de l’extérieur, mais très éprouvants au quotidien.
La dépression post-partum : un trouble à prendre au sérieux
La dépression post-partum peut s’installer progressivement dans les semaines ou mois suivant la naissance.

Elle peut inclure :
une tristesse persistante
une perte d’intérêt ou de plaisir
une fatigue intense
un sentiment de décalage avec son bébé
une culpabilité importante
👉 Contrairement au baby blues, elle ne disparaît pas seule et nécessite un accompagnement.
Ce n’est pas une faiblesse.C’est un trouble qui se soigne.
Les phobies d’impulsion : des pensées qui font peur
Les phobies d’impulsion correspondent à des pensées intrusives, souvent violentes ou choquantes, comme la peur de faire du mal à son bébé.
👉 Elles sont extrêmement culpabilisantes.
Mais il est essentiel de comprendre que :
elles ne définissent pas la mère
elles ne signifient pas un passage à l’acte
Au contraire, elles témoignent souvent d’un niveau d’anxiété élevé.
Le traumatisme de naissance
Parfois, l’accouchement peut être vécu comme difficile, voire traumatisant.
Même si tout s’est bien déroulé sur le plan médical.
Cela peut entraîner :
des souvenirs envahissants
des émotions intenses
un évitement (parler de l’accouchement, retourner à la maternité…)
👉 Le ressenti de la mère est toujours légitime.
L’épuisement maternel (burn-out parental)

Entre les nuits hachées, la charge mentale, les responsabilités…certaines mères atteignent un état d’épuisement profond.
Cela peut se traduire par :
une fatigue chronique
une irritabilité inhabituelle
une sensation de saturation
une perte de ressources émotionnelles
👉 Quand on donne beaucoup, longtemps, sans relais, le corps et l’esprit finissent par dire stop.
🤍 Oser en parler : une étape essentielle
La santé mentale maternelle ne se résume pas à des “cas graves”. Elle concerne un continuum d’expériences que beaucoup de femmes traversent à un moment donné.
👉 Il n’est pas nécessaire d’aller mal “au point de…” pour demander de l’aide.
Parler, mettre des mots, être écoutée…ce sont déjà des premières étapes vers un mieux-être.
Je peux vous orienter vers des professionnell.es formé.es et bienveillant.es,
n'hésitez pas à m'écrire!



Commentaires